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Comment étiqueter et organiser vos pellicules lors de vos randonnées avec sac à dos

par Jens Bols 0 commentaire
How to Label and Organize Your Film Rolls While Backpacking - OldCamsByJens

Je n’oublierai jamais la sensation de rentrer chez moi après une randonnée de quatre jours dans la péninsule Olympique, de jeter mon sac photo sur le sol du salon et de regarder une pile de six rouleaux identiques de Portra 400. Je ne savais pas lesquels étaient vierges, lesquels étaient entièrement exposés, ni lequel avait les fuites de lumière cruciales que je testais. Pire encore, j’avais réussi à faire entrer de la saleté dans l’un des boîtiers en plastique. C’était un vrai chaos, et j’ai fini par payer pour développer un rouleau de film complètement vierge.

Faire de la randonnée avec un appareil photo argentique est incroyablement gratifiant, mais cela ajoute un tout nouveau niveau de stress logistique. Vous êtes fatigué, en sueur, vous devez gérer la pluie, et votre sac à dos est rempli de sacs de couchage et de réchauds. Au milieu d’une randonnée épuisante, la dernière chose que vous voulez faire est de créer un tableau complexe pour suivre vos expositions.

Au cours des dernières années, j’ai mis au point un système très simple et infaillible pour étiqueter et organiser mes films sur le sentier. Il ne nécessite presque aucun poids supplémentaire, prend quelques secondes à faire pendant que vous êtes assis sur une souche pour reprendre votre souffle, et vous garantit de savoir exactement quoi dire à votre laboratoire quand vous revenez à la civilisation.

Première étape : Le tri avant le départ

Le processus d’organisation commence en fait avant même d’arriver au point de départ. Si vous achetez vos films dans ces petites boîtes en carton, laissez-les à la maison. Le carton est inutile en pleine nature. Il prend de la place, il devient pâteux dès qu’il est humide, et il ajoute un poids inutile (chaque gramme compte quand vous le portez en montagne, non ?).

Sortez tous vos rouleaux 35 mm de leur carton, mais conservez absolument leurs petits boîtiers en plastique noirs ou transparents. Ces boîtiers en plastique sont votre première ligne de défense contre la poussière du sentier, les bouteilles d’eau renversées et la rosée du matin. Si vous utilisez du film moyen format 120, vous n’avez évidemment pas de boîtiers en plastique, alors vous voudrez garder les emballages en aluminium scellés jusqu’au moment exact où vous êtes prêt à charger l’appareil.

Le système des deux sacs

Une fois que votre film est débarrassé de son carton pour ne garder que les boîtiers en plastique ou les emballages en aluminium, vous devez trouver un moyen de le ranger dans votre sac. Ne jetez pas simplement vos rouleaux en vrac dans le compartiment principal de votre sac à dos. Ils vont s’entrechoquer, se faire écraser ou disparaître dans le fond du sac.

J’utilise un système très simple à deux sacs. Procurez-vous deux sacs Ziploc de qualité, adaptés à la congélation. Les sacs à sandwich standards sont trop fins et se déchirent avec votre matériel de camping. Prenez un marqueur permanent et écrivez « FRESH » sur un sac, et « SHOT » sur l’autre.

Tous vos films non exposés commencent le voyage dans le sac FRESH. Dès qu’un rouleau sort de votre appareil, il va directement dans le sac SHOT. Cette séparation physique est le meilleur service que vous puissiez rendre à votre futur vous. Même si vous vous trompez dans toutes les autres étapes de votre organisation, au moins vous ne chargerez jamais par erreur un rouleau déjà exposé et ne double-exposerez pas tout votre voyage.

Astuce pro : glissez quelques petits sachets de gel de silice (ceux qu’on trouve dans les boîtes à chaussures ou les sachets de viande séchée) dans les deux sacs Ziploc. Les tentes et sacs à dos deviennent très humides, et les sachets de gel de silice absorberont l’humidité ambiante avant qu’elle ne déforme vos émulsions de film.

La méthode du ruban adhésif et du marqueur

C’est là que l’étiquetage proprement dit entre en jeu. N’écrivez pas directement sur vos cassettes métalliques 35 mm si vous pouvez l’éviter. L’encre s’efface facilement sur le métal, et certains laboratoires utilisent des machines qui s’encrassent avec des marques épaisses de marqueur. De plus, vous ne voyez pas la cassette métallique une fois qu’elle est dans son boîtier en plastique.

Au lieu de cela, enroulez une petite bande de ruban adhésif de masquage clair ou de ruban électrique blanc autour de chaque boîtier en plastique. Si vous utilisez du 120, vous pouvez mettre le ruban directement sur le papier après avoir léché et scellé le rouleau (ou utiliser l’autocollant).

Quand vous terminez un rouleau, sortez-le de l’appareil, mettez-le dans son boîtier, et attrapez immédiatement votre marqueur. Gardez l’étiquetage court et simple. J’écris généralement un numéro séquentiel et un petit indice de lieu. Ça ressemble à ça :

  • Rouleau 1 : PCT Jour 1 / Ensoleillé
  • Rouleau 2 : HP5 @ 800 / Feu de camp
  • Rouleau 3 : Lac alpin / PUSH +1

Numéroter vos rouleaux chronologiquement est extrêmement utile quand vous récupérez vos scans. Vous pouvez organiser vos fichiers numériques dans l’ordre exact de votre randonnée, racontant une vraie histoire du départ au sommet puis à la descente.

Gérer le changement de rouleau en cours

Parfois, vous êtes à mi-chemin d’un rouleau de film ISO 100 pour la lumière du jour, et soudain le temps change. Le ciel s’assombrit, il commence à bruiner, et vous devez vraiment passer à un film ISO 400 ou 800. Changer des rouleaux partiellement exposés est terrifiant les premières fois que vous le faites en forêt, mais c’est une compétence précieuse.

Si vous devez rembobiner un rouleau 35 mm prématurément, écoutez attentivement votre appareil pendant le rembobinage. Dès que vous entendez le leader du film glisser hors de la bobine d’entraînement, arrêtez de rembobiner. Cela laisse le leader dépasser de la cassette, ce qui facilite le rechargement plus tard. Quand vous remettez ce rouleau à moitié exposé dans son boîtier en plastique, écrivez au marqueur sur le ruban : EXPOSÉ JUSQU’À LA PHOTO 16.

Quand le soleil revient le lendemain, vous pouvez remettre ce rouleau dans votre appareil. Laissez le bouchon d’objectif, réduisez l’ouverture au plus petit trou, réglez la vitesse d’obturation la plus rapide, et déclenchez dans le noir jusqu’à atteindre la photo 17. Voilà—pas de film gaspillé.

Prendre des notes sur le terrain

Je connais des gens qui essaient de documenter chaque exposition avec les données d’ouverture et de vitesse d’obturation. Si c’est votre truc, chapeau. Mais quand je marche dix miles par jour avec un sac lourd, je n’ai tout simplement pas l’énergie d’écrire 36 lignes de données par rouleau.

À la place, je porte un petit carnet de poche dans ma ceinture de hanche. Je n’écris des notes que pour les situations d’éclairage difficiles ou les développements spécifiques que je veux que le labo réalise. Si je pousse un rouleau de film noir et blanc de deux stops parce qu’il fait sombre sous la canopée, je le note dans le carnet à côté du numéro du rouleau. À la fin du voyage, la page du carnet est remise directement à mon technicien de labo avec le sac Ziploc.

Choisir le bon matériel pour la randonnée

Bien sûr, avoir une bonne méthode systématique ne sert à rien si vous n’aimez pas utiliser l’appareil que vous avez emporté. Traîner un appareil professionnel massif et lourd en montagne devient vite pénible. Si votre cou vous fait mal au bout de trois miles, vous laisserez simplement l’appareil dans votre sac.

Pour la randonnée, je recommande vivement de choisir un appareil léger qui ne ressemble pas à une brique autour du cou. Un appareil compact de qualité ou un reflex léger des années 90 avec un objectif pancake peut vous faire économiser des kilos tout en offrant des images magnifiques. Vous pouvez trouver des options très robustes et adaptées au voyage en regardant du côté des appareils compacts. Et quoi que vous décidiez d’emporter, ne comptez pas sur une sangle fine et rugueuse qui vous blesse les épaules pendant des jours. Offrez-vous une sangle large et confortable pour pouvoir marcher toute la journée sans douleur.

En conclusion

La randonnée et la photographie argentique sont un duo parfait. Il y a quelque chose de profondément satisfaisant à porter un appareil mécanique en pleine nature et à composer soigneusement ses photos tout en étant déconnecté du monde numérique. Il suffit de se préparer pour réussir. Oubliez le carton, utilisez la méthode des deux sacs Ziploc, prenez un marqueur, et étiquetez vos boîtiers. Une fois que votre système devient naturel, vous arrêtez de vous inquiéter pour votre film et commencez à profiter des vues incroyables autour de vous.

This article is translated from English. If there are any mistakes in the translation, please view the English original here .
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